“Nos coeurs sont fermés. Tout ce que nous pouvons faire est de placer ces mots sur notre coeur. Et ils restent là… jusqu’au jour le coeur brisé s’ouvre … et les mots tombent dedans« 

JACOB NEEDLEMAN, WHY CAN’T WE BE GOOD?

Poesie et dicernement

Donner du sens, à travers les langues, celles des mots, celles des autres, et celle du cœur. Franchir les mots comme des ponts, vers la plénitude .

Les mots transforment notre cœur. Ils offrent une image pâle de ce qui ne peut être défini ou même exprimé, et qu’ils limitent nécessairement, et pourtant, les mots nous révèlent le monde, et son sens. Mais qu’est-ce que le sens, et comment le trouvons-nous? Est-ce une vérité à découvrir, une fois pour toutes, ou une expérience à vivre? Est-ce le flot dynamique qui émerge au fil du temps et que nous ne voyons qu’après coup? Est que le sens de la vie est la vie elle-même, lorsque vécue en toute présence et conscience?

Et si les mots nous montraient la voie? S’ils nous donnaient du sens, ainsi que le sens, une direction. Tout comme le sentido espagnol, à la fois le chemin et sentiment. Est-ce dire que le sens se trouve lorsque nous ouvrons notre cœur? Que penser d’un blessing, qui, en Anglais, indique ce souhait si beau de sanctification, de gloire et d’honneur que l’on offre avec bonté, et qui sonne étrangement comme le mot blesser? Faut-il y voir la sagesse que la souffrance enseigne? Faut-il la plénitude du corps pour la plénitude de la mémoire, pour le souvenir de notre temps vécu? Car to re-member, (se rappeler) c’est re-membrer, c’est intégrer ce qui est morcelé. Se rappeler, c’est redonner vie à la dimension créative de la parole, dans un deuxième appel (re-appeler). Dans cette quête de sens, en attendant, nous errons parfois, agités, assoiffés, en attente de signes et de réponses …in the mean-time, comme si le temps pouvait être méchant … peut être parce ce qu’il nous rappelle la difficulté d’attendre dans une immobilité sereine…

Ainsi, les mots, étranges, étrangers, nous indiquent des directions nouvelles pour mieux comprendre notre vie, nous ouvrent des portes de connaissance personnelle et de discernement.


se pénétrer de poésie mystique
Une pratique de discernement et d’intégration.

La tradition apophatique — la théologie du non-savoir, de l’approche du sacré par ce qui ne peut être dit — n’est pas une curiosité médiévale. C’est, dans mon expérience, la posture la plus honnête disponible pour quiconque accompagne un autre être humain dans un temps de profonde incertitude. Résister à la réponse. Tenir l’espace. Faire confiance au fait que ce qui est réel deviendra visible — mais seulement si nous ne nous précipitons pas à le nommer trop tôt. C’est ce que le poème offre, et ce que l’accompagnement essaie de pratiquer.

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